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  7. Sam Altman : le nouveau...

Il campe sur le toit du monde (virtuel). Pourtant, Sam Altman est inquiet. Le patron d’OpenAI redoute qu’un problème on ne peut plus matériel vienne enrayer la folle dynamique de son entreprise : le manque de puces IA. Sans elles, impossible de créer et d’utiliser des modèles de langage (LLM) toujours plus sophistiqués. Alors, les géants de la tech se constituent des arsenaux de “H100”, la puce IA la plus prisée du moment, signée Nvidia. Rien qu’en 2023, Omdia Research estime que ce dernier a livré autour de 150 000 processeurs de ce type à Microsoft et autant à Meta. Google et Amazon en auraient reçu 50 000 chacun. Et les entreprises chinoises ne sont pas en reste : Tencent s’en serait procuré 50 000, Baidu, 30 000 et Bytedance (TikTok), 20 000, selon le cabinet d’études de marché.

Les stars de l’IA se battent pour une même puce

Obtenir ces puces IA est devenu “plus difficile que de trouver de la drogue”, ironisait Elon Musk au printemps dernier. Et cette guerre des puces risque de durer. Mark Zuckerberg a annoncé en janvier que Meta bâtissait une colossale infrastructure de 350 000 puces H100. Un contexte qui explique pourquoi Sam Altman explore d’autres options. Selon Bloomberg, le patron d’OpenAI cherche à lever des milliards de dollars afin de bâtir un réseau d’usines de semi-conducteurs. Un pari délicat. Certes, les progrès vertigineux des intelligences artificielles devraient permettre de concevoir des puces IA de plus en plus efficaces. Qui, à leur tour, aideront à créer des IA de plus en plus puissantes. Un cercle vertueux qui fait fantasmer tous les acteurs du secteur. Microsoft, Google, Meta, Amazon… Nombre d’entre eux planchent d’ailleurs sur des puces “maison” (en se concentrant surtout sur la phase de design).

Rivaliser avec des acteurs spécialisés comme Nvidia et TSMC serait cependant une tout autre affaire. L’ouverture d’une usine dernier cri nécessite des dizaines de milliards de dollars et le recrutement d’une main-d’œuvre ultraqualifiée, difficile à trouver. Cela prend également un temps fou. Le vétéran TSMC devrait mettre trois ans à ouvrir sa première usine en Arizona. Et il a d’ores et déjà prévenu que l’ouverture d’un deuxième site dans cet Etat (prévu initialement en 2026) aurait un à deux ans de retard. Outre leur expérience du marché, les acteurs spécialisés dans la conception ou la fabrication de puces ont pour eux des milliers de brevets sur le sujet et de vastes ressources liées au fait qu’ils ne construisent pas une puce maison, mais des produits adaptés à une large clientèle.

Les marges douillettes qu’ils réalisent leur permettent aussi de consacrer beaucoup d’argent à leur R & D et d’améliorer très vite leurs produits. Successeur de la puce IA star de Nvidia, le H200 devrait ainsi arriver dès le deuxième trimestre 2024. La pénurie qui tracasse Sam Altman va du reste bien finir par se résorber. Le président de TSMC promet qu’elle n’est que “temporaire” et que d’ici à la fin d’année, l’offre aura rejoint la demande. Patience.

Source: Anne Cagan

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